Nitescence crépusculaire

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Nitescence crépusculaire
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Nitescence
crépusculaire

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"Nitescence crépusculaire", l’invitation dans un monde imaginaire et fantastique :

Le titre lui-même fait référence à deux termes qui ont une signification presque opposée. "Nitescence" est utilisée pour décrire quelque chose de clair et lumineux. On pourrait l’opposer à "Crépusculaire". La musique renvoie à cette ambiguïté et évolue autour de deux thèmes principaux.

Le premier est exposé dès le début par la flûte et le glockenspiel, puis le cor anglais les rejoint. Bien que parfois hésitant, il se renforce progressivement et trouve un chemin vers une relative sérénité.

Puis il perd peu à peu de sa clarté, il s’amplifie brusquement et s’emballe très vite. Il laisse alors étonnamment place à un monde imaginaire et fantastique dans lequel le rythme joue un rôle prépondérant. Le thème initial est alors joué dans un tempo très rapide et est ponctué d’interventions agressives.

Le deuxième thème émerge d’une brutale confrontation entre la timbale et l’orchestre. Il est joué par les euphoniums et les clarinettes. Ses multiples visages mettent en exergue des atmosphères très différentes : chevauchée fantastique, scène belliqueuse mais aussi empreinte de tendresse, ou scène d’espoir révélée au travers du marimba, alors soliste. Aussi, après une valse tourmentée nous retournons dans une ambiance déjà entendue dont la détermination mènera au point culminant de cette partie.

Puis, un large solo d’euphonium permet d’évacuer la tension accumulée et mène naturellement vers le mouvement lent. Le calme absolu de ce mouvement contraste vivement avec ce qui précède. Le temps semble suspendu. Même une impromptue intervention de la flûte, tel un oiseau effrayé, ne réussit pas à perturber la tranquillité et la profondeur de ce mouvement.

Peu à peu, le temps reprend son cours. Progressivement. Calmement. Nous sommes dirigés vers la plénitude et l’insouciance avant d’être replongés dans cet univers imaginaire et fantastique. 

De là, l’auditeur est happé dans une course effrénée. Les différents ostinatos amplifient rapidement l’orchestre qui est bouillonnant. Le retour de la valse, ici endiablé permet d’évacuer une partie de cette tension mais très vite d’autres éléments thématiques vont ressurgir et s’enchaîner, toujours plus dynamiques et rythmés, menant à la rupture totale.

Par cette rupture, nous sommes soudain sortis de ce monde imaginaire, tel un retour à la réalité. On retrouve des fragments de l’ambiance initiale, puis, après un intense épilogue du cor anglais, la musique s’arrête, peu à peu, jusqu’à l’immobilisation totale. Était-ce un rêve ?

Louis Martinus
Louis Martinus
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